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Full text of "Les animaux de laboratoire: La grenouille (Anatomie et dissection.)"

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LES ANIMAUX DE LABORATOIRE 



LA GRENOUILLE 



(ANATOMIE ET DISSECTION) 



SEPT PLANCHES COLORIÉES 

A FEUILLETS DÉCOUPÉS ET SUPERPOSÉS 



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J. ANGLAS 



-DOCTEUR ES SCIENCES 
PRÉPA1 VTKUR DE ZOOLOGIE A LA SORBONNE 



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PARIS 

LIBRAIRIE C. REINW-éLD 

SCHLEICHER FRÈRES & C"\ ÉDITEURS 



15, RUE DES 8AINTH-PÈRF.S, 15 

Tous droits réservés. 



THE FIELD MUSEUM LIBHARY 



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FIELD MUSEUM 

OF 

NATURAL HISTORY 

LIBRARY 

The gift of 

Karl P. Schmidt 



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De la part de l'Auteur 



LES ANIMAUX DE LABORATOIRE 



LA GRENOUILLE 

(ANATOMIE ET DISSECTION) 



LES ANIMAUX DE LABORATOIRE 



LA GRENOUILLE 



(ANATOMIE ET DISSECTION) 



Sept planches coloriées à feuillets découpés et superposés 



PAR 



J. AN G LAS 



DOCTEUR ES-SCIENCES 
PRÉPARATEUR DE ZOOLOGIE A LA SORBONNE 



PARIS 

LIBRAIRIE C. REINWALD 

SCHLEICHER FRÈRES & C% ÉDITEURS 



la, RUE DES SAINTS-PERES, 10 

Tous droits réservés 



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9-1800 



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LA GRENOUILLE 



PLANCHE I 

EXTÉRIEUR 



La Grenouille est un Vertébré de la classe des Batraciens, de l'ordre 

des Anoures. 

Développement et évolution des Batraciens. — Les Batra- 
ciens ont toujours la peau nue, c'est-à-dire dépourvue de toutes produc- 
tions tégumentaires, telles que écailles, cornes, poils, etc., ce qui les dis- 
tingue des autres classes de Vertébrés. 

Rappelons que les premières phases de leur développement se passent 
toujours dans l'eau (rivières, lacs ou marécages), et que la jeune larve 
respire par des branchies comme un véritable Poisson. Le Têtard, c'est 
ainsi qu'onnomme cette larve, ne tarde pas à se distinguer des Poissons 
par l'apparition de pattes bien différenciées, pourvues de doigts. 

Certains Batraciens en restent à ce stade, et, par la persistance de 
leurs branchies, méritent le nom de Pêrennïbr anches; d'autres, tout en 
perdant leurs premières branchies externes, conservent des branchies 
inlernes : ce sont des Cryptobranches . 

Les Salamandres vont plus loin dans leur évolution ; elles acquièrent 
des poumons, tandis que se résorbent les branchies ; mais ces animaux 
sont restés suffisamment aquatiques pour conserver la longue nageoire 
caudale du Têtard : les Salamandrines sont encore des Lrodèles. 

Enfin les Anoures, comme la Grenouille, le Crapaud, la Rainette, 
passent par tous les stades précédents; mais la queue de leur têtard 
diminue, s'atrophie et disparaît, à mesure que celui-ci grossit et devient 

adulte. 

Les Anoures représentent donc le terme le plus élevé de l'évolution 
des Batraciens. Par l'étude de ce groupe, nous assistons au passage de 
la vie aquatique à la vie aérienne : l'enchaînement naturel des différents 



6 I^A GRlvNOUir.LE 

ordres, en calquant, pour ainsi dire, la succession des formes larvaires, 
nous raconte en résume" comment les choses se sont passées au cours 
des âges géologiques. Les ancêtres des Batraciens actuels, descen- 
dants eux-mêmes des Poissons, se sont progressivement hasardés hors 
du milieu aquatique, et, réussissant à s'adapter à la respiration et à 
la vie aériennes, ont donné naissance non seulement aux Batraciens 
proprement dits, mais aux Beptiles qui en dérivent, et, par leur inlermé 
diaire, aux Mammifères, puis aux Oiseaux. 

L'étude de l'anatomie interne confirmera l'enchaînement que nous 
apercevons par la 'morphologie externe. Constamment, les Batraciens 
nous apparaîtront comme intermédiaires entre les Poissons et les Repti- 
les : il est bon que cette idée nous soit déjà présente à l'esprit, afin de 
retirer de celte étude l'enseignement qu'elle comporte. 

Lo Grenouille, parmi les Anoures, appartient au groupe des Oxy dac- 
tyles (aux doigts pointus et effilés); elle se distingue nettement de la Rai- 
nette verte (Discodactyle), qui grimpe sur les arbres grâce aux disques 
adhésifs qui terminent ses doigts. 

Peau. — La peau des Batraciens contient de nombreuses glandes [1] 
qui humectent constamment le tégument nu. Celui-ci sert à la respi- 
ration, et, dans une très large mesure, comme s'il était besoin de 
venir au secours d'une respiration pulmonaire qui s'essaye. L'humi- 
dité de ce tégument favorise les échanges respiratoires, et l'on peut 
dire que la peau, surtout dans la région latérale du corps, est un 
poumon supplémentaire. La pigmentation, toujours plus accusée sur la 
région dorsale, est des plus variables [2] ; il existe des Grenouilles vertes, 
et des Grenouilles rousses, avec toutes les nuances intermédiaires ou 
voisines. On distingue comme principales espèces Rana agills, R. escu- 
lenta, R. viridû, R. fusca. On donne le nom de R. temporaria à celle qui 
possède des taches noires au niveau de la tempe, ou plus exactement du 
tympan (Planche I, 4). 

Organes externes. — La bouche, largement fendue, est ventrale et 
antérieure. 

Lesnafines s'ouvrent au dehors par deux orifices distincts (Planche I, 1). 

Les yeux, globuleux, plus ou moins saillants au gré de l'animal, sont 
fortement pigmentés; la paupière supérieure (2), plus épaisse, est à peu 

[i] Le liquide muqueux sécrété par ces glandes est souvent venimeux chez les Batraciens ; 
mais il reste iooffensif, ces animaux n'ayant pas le moyen de le faire pénétrer dans les tissus 
de leurs ennemis, de l'inoculer par piqûre ou par morsure. 

[2] On voit, au microscope, de beaux granules pigmentaires à formes étoilées et ramifiées. 



=^= 



EXTÉRIEUR 7 

près immobile ; la paupière inférieure, translucide, protège l'œil en 
s'élevant. 

En arrière de l'œil, nous voyons un tympan à fleur de peau (4). Il n'y 
a donc pas encore de conduit auditif externe, comme il en apparaît déjà 
chez les Reptiles, mais il existe une oreille moyenne, ou caisse du tym- 
pan, qui manque chez les Poissons. A son intérieur, une petite tige 
osseuse, la columelle, empruntée au squelette viscéral, sert à c'onduire 
les ondes sonores jusque l'oreille interne, seule véritablement auditive. 
Il y a donc là un appareil de perfectionnement nécessité par le nouveau 
milieu où vivent les Batraciens ; on sait en effet que l'air, pour les ondes 
sonores, est moins bon conducteur que l'eau. 

La région dorso-lombaire est très courte chez la Grenouille et se ter- 
mine au point où la flexion détermine le saillie anguleuse du sacrum (7). 

L'anus est dorsal (8); c'est par lui que sortent également les produits 
urinaires et génitaux; il existe un cloaque. 

Différences sexuelles. — Patte antérieure. — La région anale ne 
comporte aucune différence sexuelle, mais il est toutefois facile de recon- 
naître le mâle de la femelle par l'examen de la patte antérieure. Celle- 
ci présente quatre doigts dont le plus interne porte à sa base, chez le 
mâle, un renflement caractéristique (voir Planche VI, 1). Celte saillie cor- 
respond à un premier doigt atrophié (Planche II, 39). Le doigt interne 
n'est donc pas l'homologue du pouce, mais du second doigt ; il est chez 
la femelle aussi effilé que les trois autres. 

Le mâle se sert de son doigt renflé pendant l'accouplement : chevau- 
chant le dos de la femelle, il la maintient vigoureusement sous les aissel- 
les et sur les flancs, comprimant l'abdomen, et aidant à l'expulsion des 
œufs qu'il féconde, lors de leur émission. La copulation ne comporte pas 
de fécondation interne. 

On peut facilement reconnaître la femelle lorsque son abdomen est 
distendu par une grande masse d'oeufs. Cet aspect est représenté sur la 
Planche I, bien qu'un peu exagéré pour la superposition graphique des 
planches; le mâle a toujours une « taille » plus fine que la femelle. 

Pattes postérieures. — Les membres postérieurs sont remarquable- 
ment longs chez la Grenouille, où ils servent à la natation et au saut. Le 
pied commence au talon (20) et se termine par cinq doigts réunis par 
une membrane natatoire, translucide. La circulation sanguine y est faci- 
lement visible, in vivo, dans les capillaires : il suffît d'épingler l'animal sur 
un liège et d'ajourer la plaquette au-dessous de la membrane qu'on 
examine au microscope. 



PLANCHES II ET III 

SQUELETTE. — MUSCLES 



Préparation du squelette. — Il serait très difficile d'avoir de la 
Grenouille un squelette complet monté si on ne recourait à l'artifice 
suivant : 

L'animal étant préalablement tué dans une atmosphère de chloroforme, 
on enlève grossièrement aux ciseaux la peau, les masses musculaires, les 
viscères, en ayant soin de ne pas briser les os ni rompre les articulations. 
Le squelette est ainsi dépouillé de l'ensemble des parties molles. Il suffit 
alors de laisser macérer dans de l'eau ; au bout d'un nombre de jours suf- 
fisant, tout ce qui n'est pas os ou ligament est putréfié et disparaît au 
lavage : les Infusoires et les Bactéries ont achevé de nettoyer le squelette 
sans en séparer les diverses pièces. Il reste à faire sécher en bonne alti- 
tude, sur une planchette. Enfin, une couche de vernis ou de colle trans- 
parente donne à la préparation une solidité relative. 

Le squelette delà Grenouille, dans sasimplicilé, est comme un schéma 
de celui des Vertébrés en général. On y distingue facilement : 

h'axe vertébral; 

La tête; 

Les membres, reliés à l'axe par les ceintures, scapulaire et pelvienne . 

Colonne vertébrale. — Les vertèbres (17 à 25) sont peu différen- 
ciées. La première, Y atlas (17), supporte le crâne suivant une surface assez 
large qui ne permet guère de mobilité. 

Les vertèbres (dorso -lombaires), au nombre de huit, présentent latérale- 
ment des apophyses Iransverses cosliformes très développées ; mais il 
n'y a pas de côtes véritables. Il existe, sur la ligne médiane dorsale, des 
apophyses épineuses. 

L'os impair qui termine l'axe vertébral représente un sacrum et un 
pubis soudés (26), à l'intérieur duquel se prolonge le nerf terminal de 
la moelle ; (voir Planche IV). 3 

Ceintures des membres. — La ceinture scapulaire, ou des mem- 
bres antérieurs se compose de trois paires (Y os omoplate, coracoide etcla- 



SQUELETTE, MUSCLES 9 

vicule. L'omoplate est la plus dorsale (30). Sur la face ventrale — (retour- 
ner vers la droite le volet mobile) — on voit Vomoplate (67), le coracoïde 
(66), et la clavicule (68). — (On sait que, chez les Mammifères, le cora- 
coïde ne forme qu'une apophyse de l'omoplate à laquelle il est soudé.) 

La ceinture scapulaire est complétée en avant par un os plat, impair 
et médian, le sternum (64), auquel s'adjoignent Yhï/poHernum (65) et 
Yépisterm&n (69). Le sternum, chez la grenouille, reste presque entière- 
ment cartilagineux. 

La ceinture pelvienne est formée par les os iliaques (27), ischions (29) , et 
pubis (28). Ces derniers sont soudés, en avant, sur leur ligne médiane. 

Membres. — Les membres présentent les segments typiques, aussi 
suffit-il que nous renvoyions le lecteur à la nomenclature expliquant la 
Planche II (32 à 68). 

Tête : Crâne et face. — La tête possède des os de la base du crâne, 
de la voûte du crâne, et le squelette viscéral. 

Les os de la base du crâne sont l'occipital (1), avec ses deux condyles 
pour l'articulation vertébrale, le sphénoïde (invisible sur la figure), 
Yethmoïde (5); et le rocher (8), contenant l'oreille interne et l'oreille 
moyenne. Les principaux os delà voûte sont le frontal (b), et les parié- 
taux^)] entre ceux-ci le trou pariétal (3) marque la place d'un organe 
sensoriel, l'œil pinéal, qui existait chez les ancêtres des Batraciens et qui 
s'est conservé chez certains Reptiles actuels (Lézards). A saplace iln'exisle 
plus, chez la Grenouille comme chez la plupart des autres Vertébrés, 
qu'un organe rudimentaire,la glande pinéale ou épiphyse (Planche IV, 9). 

Les os de la face (Planche 1, 6, 7 , 10, 13, 16) ménagent entre eux 
et la petite boîte crânienne des cavités orôitaires(lA), temporales (15) et 
olfactives (Planche IV, 7). 

Ils comprennent encore le vomer, les maxillaires s upë rieur '.<>, dont l'arc 
est complété par les inter maxillaires, etc. — Les os de la voûte sont les 
pariétaux (2) et le frontal (4). 

Squelette viscéral. — Le squelette viscéral, bien développé chez 
les Poissons, où il supporte les branchies par une série d'arcs symétri- 
ques, se réduit ici, comme chez les autres Vertébrés, aux deux arcs anté- 
rieurs. 

1° L'arc maxillaire, dont une partie, le cartilage de Meckel, est absor- 
bée dans l'os maxillaire inférieur (16), et une autre sert d'os suspenseur 
à cette mâchoire : c'est Vos carré (9), intermédiaire entre le maxillaire 
inférieur et le rocher. L'os carré se retrouve chez les Reptiles et les 



= 



10 LA GRENOUILLE 

Oiseaux. Il manque chez les Mammifères, ou plutôt, emprisonné dans 
l'oreille moyenne, il y complète la chaîne des osselets. 

2° L'arc hyoïdien, dont la partie supérieure est déjà internisée dans 
l'oreille moyenne et constitue la columelle (=étrier chezles'. Mammifères), 
tandis que la partie inférieure soutient la langue [os hyoïde), la glotte et 
l'appareil respiratoire pulmonaire. 

Peau, espaces lymphatiques, muscles. — Pour préparer les 
muscles de la Grenouille il faudra dépouiller l'animal de sa peau, non 
adhérente, d'ailleurs, sauf suivant quelques lignes d'insertion. Cette peau 
• se compose d'un épithélium pavimenteux stratifié accolé au derme, ou 
couche de conjonclif compact. Entre la peau et la masse du corps sont 
les espaces lymphatiques, contenant une certaine quantité de lymphe. 

On distingue un grand sac lymphatique crûnio-dorsal, limité par deux 
lignes d'adhérences courant dorsalement d'avant en arrière sur les côtés 
du tronc, un sac ventral, des sacs latéraux, etc. 

Les muscles de la Grenouille sont en général très minces : les uns sont 
peauciers ou cutanés, les autres profonds. 

Pour mettre en évidence les faisceaux musculaires, il faut, avec la pince 
et le scalpel, les dégager du conjonctif qui les recouvre, les unit les uns 
aux autres, et mettre en évidence leurs insertions. 

Lorsque les muscles forment plusieurs couches disséquables superpo- 
sées, la première pourra être rabattue, après dissection, pour préparer 
la seconde. 

C'est ce que l'on peut voir sur la Planche II, au niveau du tronc et des 
membres postérieurs. 

Les muscles de la Grenouille sont, dans leur ensemble, homologues de 
ceux des autres Vertébrés, et de l'homme en parliculier. La similitude 
de forme générale et des mouvements a déterminé une différenciation 
presque pareille, bien qu'elle soit, ici, poussée moins loin. Il suffira au 
lecteur de comparer notre planche à celles de l'anatomie humaine [1]. 

Rappelons que les volumineux muscles fléchisseurs du membre pos- 
térieur {triceps crural, 87, 88 ; jumeaux ou gastro-cnémiens,^) sont 
classiquement employés dans les laboratoires de physiologie pour di- 
verses expériences; (contractilité musculaire, action du système ner- 
veux, de divers alcaloïdes, de l'électricité). Ils s'insèrent en avant au 
fémur; en arrière, par le tendon d'Achille, ils s'attachent au calca- 
néum ; enfin ils envoient une expansion membraneuse à l'aponévrose plan- 

[i] Le Corps de l'homme, par Ed. Perrier. — Schleicher. éditeur. — Anatomie du corps 
humain, par Ed. Rabaud. — Schleicher, éditeur. 



SQUELETTE, MUSCLES 



r i 



laire. Ils forment uniquement la partie comestible de la Grenouille. 

Muscles ventraux : Planche III. — Les mômes remarques s'appli- 
quent à la préparation des muscles de la face ventrale, figurés sur la 
Planche III. 

Par rapport aux membres, on peut dire, d'une manière générale, que 
les muscles dorsaux sontextenseurs, et les muscles ventraux fléchisseurs. 



PLANCHE IV 

SYSTÈME NERVEUX CÉRÉBRO-SPINAL 



Sa préparation. — Le système nerveux étant surlout dorsal, on 
épinglera la Grenouille sur le ventre, et l'on enlèvera sur le dos la quan- 
tité de peau nécessaire. Cette préparation se fait mieux dans l'eau, et 
dans l'eau propre. Pour la réussir absolument, et pouvoir suivre les nerfs 
dans leurs plus fines ramifications, il est préférable d'opérer sur un 
échantillon de belle taille et qui aura séjourné longtemps — plusieurs 
jours au moins, — dans une solution au 1/40 de formol (aldéhyde formi- 
que ou mélhanal). Par cet artifice, les nerfs, la moelle et le cerveau 
acquièrent une consistance assez ferme; leur préparation est plus facile 
et plus belle. Toutefois, même directement, les élèves peuvent arriver 
à un résultat très satisfaisant. 

La peau étant enlevée, on découvre les os du crâne et notamment les 
deux pariétaux, (voir Planche 11,2), entre lesquels on introduit l'extrême 
pointe d'un fin scalpel, mais en ayant grand soin de ne point faire 
d'échappée en profondeur, qui léserait l'encéphale sous-jacent. 

De la même manière on dégage la partie postérieure des pariétaux et 
de l'occipital; la voûte crânienne s'ouvre alors comme par deux- 
volets que l'on retire avec soin, et les hémisphères sont découverts 
(Planche IV, 1) ainsi que les lobes optiques (3). 

Pour préparer la région antérieure, il faut encore détacher les os 
nasaux et ouvrir les capsules qui recouvrent les nerfs olfactifs (6) ; les 
parties latérales osseuses doivent être dégagées délicatement. 

Enfin, le canal vertébral sera ouvert en y introduisant avec prudence 
les ciseaux fins, et en sectionnant les vertèbres. On ira ainsi jusqu'à l'ex- 
trémité de la moelle, en recherchant l'origine des nerfs dorsaux. 

Principales régions, — L'encéphale se compose de cinq régions suc- 
cessives correspondant aux cinq vésicules cérébrales embryonnaires. Leur 
disposition simple et schématique est des plus instructives (Planche IV, i 
à 5). Leshémisphères, peu développés, ne recouvrent pas les parties sui- 
vantes, comme cela alieu chez les Mammifères. 



SYSTEME NERVEUX CEREBRO-SPINAL 



i3 



On enlèvera avec soin les membranes du cerveau, ou méninges, (dont 
la pie-mère), pour bien mettre en évidence le cervelet, ici réduit à une 
mince bandelette transversale (4), et le plancher du bulbe (10), ou sinus 
rhomboïdal. 

De l'encéphale et du bulbe partent douze paires de nerfs crâniens dont 
les plus faciles avoir sont les nerfs optiques (1 1) ; la préparation des 
autres est fort délicate (6 ; de 11 à 19). 

Les nerfs du membre antérieur (33) sont faciles à voir à leur origine ; 
le plexus sciatique (38, 39, 40) est bien visible en dépouillant la région 
iliaque de ses muscles; le gros nerf sciatique (43) qui en est la conti- 
nuation contourne les ischions et chemine le long du fémur, entre les 
muscles biceps et demi-membraneux, où il est facile de le suivre. 

Les prolongements et ramifications des nerfs seront disséqués suivant 
la patience et l'adresse de l'opérateur. 

Système sympathique. — Beaucoup plus délicate encore est la re- 
cherche du système nerveux grand sympathique. Celui-ci devra être exa- 
miné par la face ventrale, au fond de la cavité du cor ps dépouillée de ses 
viscères. Sur un échantillon, durci au formol, on verra, comme cela est 
figuré surlaPIanche Vil (39), deux nerfs très fins courant de part et d'autre 
de la colonne vertébrale ; ils présentent des renflements ganglionnaires 
(40) qui communiquent avec les nerfs dorsaux du système cérébro-spinal. 



PLANCHE V 

APPAREIL CIRCULATOIRE 



En incisant sur la face ventrale la peau et le sternum, on découvre aisé- 
ment le cœur, (voir aussi Planche VI), immédiatement au-dessus du foie. 

Injection colorée. — Pour faire étudier l'appareil circulatoire, il 
sera nécessaire d'y pousser une injection colorée. 

La substance choisie peut être une gélatine bleue ou rouge, ou du suif 
coloré ; l'opération doit alors se faire à chaud, l'animal étant lui-même 
réchauffé à l'avance dans un bain à température suffisante. Après refroi- 
dissement les vaisseaux, remplis de la substance colorée et coagulée, sont 
faciles à reconnaître et à suivre par la dissection. 

Il est plus simple de pousser du chromate jaune de plomb, obtenu par 
précipitation en mélangeant deux solutions, de chromate de potasse et 
d'acétate de plomb. 

La seringue devra être de petite dimension, et l'aiguille suffisamment 
fine. 

Il suffira de découvrir tout d'abord le ventricule et le bulbe aortique 
(Planche V, 1, 4 ; Planche VI, 5_, 7). On incise la mince membrane qui 
entoure le cœur (péricarde), puis, la main gauche saisissant avec une pince 
à large mors le corps du ventricule, elle lui imprime un léger mouvement 
de rotation de gauche à droite (par rapport à l'opérateur). Le bulbe est 
alors ramené plus exactement vers la ligne médiane ; cette condition est 
nécessaire pour introduire aisément l'aiguille de la seringue que la main 
droite a piquée, de bas en haut, à travers le ventricule jusque dans le 
bulbe. L'injection, poussée lentement, peut alors passer dans les arcs 
pulmonaires (il), et aorliques (13), d'où elle pénètre plus ou moins com- 
plètement dans les vaisseaux artériels de la grande circulation. 

On peut compléter la préparation en injectant avec une couleur dif- 
férente le système veineux (43) ; pour cela, on introduit l'aiguille plus 
en arrière, dans l'oreillette droite. 

L'animal étant injecté, on procède à la dissection, avec pince et scal- 
pel, en suivant le chemin coloré des vaisseaux. 



APPAREIL CIRCULATOIRE l5 

Cœur et Vaisseaux. — Le cœur, avec ses deux oreillettes, assure une 
double circulation {générale et pulmonaire) ; mais les deux sangs, noir et 
hématose, se mélangent plus ou moins dans le ventricule unique. Cet 
organe central, plus complexe déjà que chez les Poissons, n'a point cepen- 
dant la perfection du cœur des Reptiles, des Mammifères ou des Oiseaux. 
Comme chez les Poissons, le sang s'échappe du cœur par un bulbe 
unique (4); mais les vaisseaux qui partent de cet organe présentent d'ins- 
tructives modifications. Tandis que les Poissons possèdent cinq paires 
d'arcs artériels branchiaux symétriques, chez les Batraciens adultes 
(comme chez les Reptiles), les deux arcs postérieurs ont seuls subsisté. 
L'un (13) forme les deux crosses aortiques ; l'autre, les artères pulmo- 
naires (17) ; nous les avons distingués par les couleurs rouge et bleu, afin 
de rappeler schématiquement la couleur du sang, rutilant ou noirâtre, 
que le ventricule y projette dans ses contractions successives. 

Quant aux arcs branchiaux antérieurs, ils se sont résorbés ou trans- 
formés en fournissant les vaisseaux céphaliques (20, 21, 22). 

Les deux crosses de l'aorte se réunissent dorsalement (31); la gauche 
nourrit spécialement les viscères ; la droite apporte le sang rouge aux 
reins, aux organes génitaux et aux membres postérieurs. 

Les artères pulmonaires (16, 17) donnent une branche importante à la 
peau (18, 19) où se passent également des phénomènes d'hématose. Ces 
artères cutanées apparaissent, même sans injection préalable, sur la face 
interne de la peau, dans la région axillaire. 

Le sang qui a respiré dans les poumons et dans la peau revient à 
l'oreillette gauche par des veines pulmonaires, non figurées sur notre 
dessin. 

Le sang, qui a perdu son oxygène dans les capillaires de la grande 
circulation, revient à l'oreillette droite par des veines, marquées ici en 
bleu (43). 

Les veines iliaques externes (46), avant d'aboutir à la veine cave (43), 
fournissent aux reins un système de capillaires veineux, ou système 
porte rénal, qui n'existe pas chez les Mammifères; mais par l'intermé- 
diaire des veines iliaques communes (48, 49), le sang veineux peut aussi 
bien revenir par la veine cutanée abdominale (51), médiane et très super- 
ficielle qui va rejoindre dans le foie le système porté hépatique : ce der- 
nier est alimenté par la veine porte (45), qui revient de l'intestin, et par 
Y artère hépatique (28); du foie, le sang revient à la veine cave (43) et à 
l'oreillette droite par les veines sus- hépatiques (44). 



LA GRENOUILLE 



En résumé, il y a chez les Batraciens deux systèmes portes : dans le 
rein et dans le foie. 

Circulation lymphatique. — Nous avons déjà parlé des sacs ou 
réservoirs lymphatiques sous-cutanés. La lymphe possède, chez la Gre- 
nouille, deux paires de petits organes propulseurs, ou cœurs lymphati- 
ques, de la grosseur d'une tête d'épingle. 

On recherchera les cœurs lymphatiques antérieurs de chaque côté, 
ventralement sous les fihres musculaires, faciles à écarter, qui relient 
les apophyses transverses des troisième et quatrième vertèbres cervica- 
les (56). 

Les cœurs lymphatiques postérieurs, que l'on peut voir battre, à travers 
la peau, sur l'animal vivant, seront cherchés par la face dorsale, près 
des muscles coccygiens, à côté delà veine iliaque transverse (57). 



PLANCHE YI 

APPAREIL DIGESTIF. — ORGANES GÉNITO-URINAIRES 

DU MALE 



Les deux dernières planches représentent l'aspect des préparations 
classiques et relativement très faciles des viscères de la Grenouille : 

Dissection. — L'incision médiane de la peau va du pubis au menton. 

Les muscles abdominaux sont également coupés, du pubis au sternum, 
mais les ciseaux doivent veiller à ne point léser la vessie (27), ni les 
autres organes viscéraux. Au reste, cette préparation doit, comme tou- 
jours, être faite dans de l'eau propre. Deux coups de ciseaux, passant à 
droite et à gauche du sternum, sectionnent alors clavicule et coracoïde. 

Le foie et le cœur sont largement découverts. On reconnaît le bulbe (7) 
et la bifurcation des aortes; mais le cœur peut être maintenant enlevé 
sans inconvénient. 

Poumons. — Les poumons, s'ils sont gonflés d'air, font saillie comme 
de volumineux ballonnets; mais, très souvent, ils sontvides et n'apparais- 
sent pas tout d'abord. Situés très dorsalement, ils sont facilement rame- 
nés par la pince qui va les chercher. Entièrement creux, ils ne sont le 
siège d'échanges respiratoires que dans leur membrane, et ils peuvent 
être homologués à un lobule unique. On les trouve souvent habités par 
des parasites nombreux et variés; (Trématodes, Nématodes). 

On ne peut décrire ni bronches ni trachée véritable. Les deux sacs 
pulmonaires s'ouvrent ensemble dans la bouche par une fente, la 
ylotte (19), munie de deux lèvres cartilagineuses, [cartilages aryténoïdes). 
Chez le mâle, le larynx est plus développé que chez la femelle; il forme 
une petite boule cartilagineuse immédiatement sous la glotte. Pour bien 
voir celle-ci, il est préférable de sectionner la peau du plancher de la bou- 
che, le cartilage hyoïde, en laissant le cadre formé parle maxillaire (9). 
La glotte est alors basculée en avant et peut être bien examinée (19). 

Remarque — Les poumons sont donc véritablement accolés à l'ap- 
pareil digestif. Leur voisinage avec leur lieu d'origine etleur état encore 
rudimenlairc nous font comprendre, aux points de vue embryologique et 



i8 



LA GRENOUILLE 



paléontologique, le mode d'apparition des organes respiratoires chez les 
Vertébrés aériens : les poumons sont un diverticule du tube digestif. 

Appareil digestif. — La bouche doit être examinée avec soin. 
Reconnaître les orifices internes des narines (14), des trompes a" Eus- 
tache (17), communiquant avec la caisse du tympan; l'absence de palais 
et les globes oculaires saillants; l'absence de voile du palais et de pha- 
rynx; l'entrée de Y œsophage (18), les dents maxillaires (12) et comé- 
riennes (13). 

La disposition de la langue permet à l'animal de le projeter en avant 
pour happer les Insectes; elle est, d'ailleurs, toujours rattachée à l'os 
hyoïde. 

Enfin, en dissociant soigneusement l'épithélium raclé dans le fond de 
la bouche (15, 18 ; , on y reconnaîtra, à un grossissement suffisant du 
microscope, les cils vibratiles dont le mouvement entraîne les aliments 
dans l'œsophage. 

Le foie (28, 29, 30) doit être relevé, mais non enlecé; il présente qua- 
tre lobes, dont trois volumineux et un quatrième plus petit; il est ratta 
ché à l'intestin par un repli du mésentère, le ligament hépalo-duodénal. 
On découvre facilement l'estomac (23) ; le poumon gauche doit être enlevé 
pour montrer le court œsophage {'22). Estomac et œsophage sont peu 
différenciés. 

Dans la cavité générale, que ne cloisonne aucun diaphragme, on voit 
la masse de l'intestin, relativement court, unie par le mésentère (35), et 
aboutissant à un gros intestin, ou rectum (25). La vessie (27) se jette 
directement dans le rectum qui devient alors le cloaque et dont la dissec- 
tion doit être achevée comme elle est montrée sur la Flanche Vil, par la 
section de la symphyse pubienne. 

Sous le foie, on verra la vésicule biliaire (31) et le canal cholédoque (33) 
qui collecte en passant la sécrétion du pancréas (34). 

La rate est rattachée au rectum par un court mésentère (37). 

Appareil uro-génital mâle. — Pour préparer cet appareil, on se 
débarrasse de l'appareil digestif, mais en conservant le cloaque, la vessie 
et la partie inférieure du rectum . 

Les testicules (44, 45) ont l'aspect de petits noyaux ovoïdes jaunes ou 
gris, de grosseur variable suivant les saisons : il ne faut pas les confondre 
avec les reins (38, 39), rougeàtres, plats et sous-jacents aux glandes 
génitales. 

Dans le mésentère, qui rattache les testicules aux reins, passent de fins 
canalicules spermatiques, indisséquables, qui se jettent dans le canal de. 



_- 



APPAREIL DIGESTIF 



l 9 



Wolff (40). Celui-ci porte dans le cloaque les produits génitaux et 
l'urine ; il présente, chez la Grenouille rousse, (mais non chez la Gre- 
nouille verte), des réceptacles séminaux (41). Le canal de Wolff est à la 
fois un uretère pour l'urine et un canal déférent pour le liquide fécon- 
dant, ou sperme (40). 

Les glandes génitales sont surmontées par des organes de réserves 
graisseuses, les corps jaunes (46), de forme digitée, et de couleur orangée 
caractéristique. 






PLANCHE VII 

ORGANES GÉNITAUX ET URINAIRES DE LA FEMELLE 



Les ovaires (21,22) forment deux sacs extrêmement volumineux lors- 
qu'ils sont gonflés par les ovules. Après la ponte on peut les rencontrer 
vides, petits et flétris, mais toujours surmontés par les corps jaunes de 
réserve (23,24). 

Pour montrer les organes sous-jacents, il est parfois nécessaire d'en- 
lever un des deux ovaires : cela est même indispensable si l'on prépare 
l'appareil digestif d'une Grenouille femelle, car leur volume excessif 
masquerait le reste de la préparation. 

Les ovules sont cueillis dans les pavillons des oviducles, qui s'ouvrent 
dans la cavité générale, très haut, à droite et à gauche de la région car- 
diaque (25, 26). 

Les oviductes (27, 28) sont blanchâtres, longs, pelotonnés, à parois 
glandulaires qui se gonflent énormément dans l'eau; ils se jettent dans le 
cloaque par une portion membraneuse d'une dissection plus délicate (29). 
On les appelle aussi canaux de Millier : ils proviennent d'un dédouble- 
ment du canal de Wolff. 

Chez les très jeunes femelles, l'oviducte est accolé à l'uretère (canal de 
Wolff), dont il provient : il est alors si ténu que sa recherche doit être 
faite sous la loupe; il acquiert plus tard un volume considérable. Le 
canal de Wolff ne sert chez la femelle qu'à l'excrétion urinaire . 

11 est important de remarquer la séparation des voies urinaire et géni- 
tale chez les Batraciens femelles, et leur confusion chez les mâles. 

Comme sur la planche précédente, nous examinons les reins (31, 32), 
les glandes surrénales (33), et les organes visibles sur la paroi postérieure 
de la cavité générale. 

Remarque. — L'appareil génito-urinaire de ces Batraciens explique 
le développement de celui des Vertébrés supérieurs (Reptiles, Oiseaux, 
Mammifères). 

Les glandes génitales, (testicules ou ovaires), les canaux de Wolff et de 
Mu lier, se développent de la même façon chez tous les Vertébrés. Mais 



>— ■ 



ORGANES GENITAUX ET URINAIRES ZE LA FEMELLE 



21 



le rein que possèdent les Batraciens adultes, tout en se retrouvant dans 
les phases embryonnaires des autres Vertébrés, n'y a qu'une existence 
transitoire : c'est le mésonophros . Chez les Vertébrés supérieurs, il se 
constitue un nouveau rein, le rein définitif, ou métanephros, plus dé- 
veloppé, plus saillant en avant de la paroi dorsale, et possédant son 
■uretère spécial. Donc, chez les Vertébrés supérieurs, dans aucun cas, 
l'uretère ne conduit les produits génitaux. Le canal de Woliï subsiste 
seul chez le mâle, (canal déférent); celui de Muller seul chez la femelle, 
(oviductes; utérus). Quelques restes atrophiés du canal de Muller chez 
le mâle, et du canal de Wolff chez la femelle, constituent des organes 
rudimentaires. 

L'étude de l'appareil uro-génital de la Grenouille nous explique donc 
la signification des organes génitaux des animaux supérieurs, et nous 
montre encore une fois la place intermédiaire des Batraciens dans l'évo- 
lution des Vertébrés. 



* 



_ 



EXPLICATION DES PLANCHES 



PLANCHE I 

EXTÉRIEUR : FACE DORSALE 



i Orifice externe des narines. 

2 Globes oculaires, avec leur paupière 

supérieure. 

3 Paupière inférieure. 

4 Membrane du tympan. 

5 Tache pigmentaire caractéristique de la 

variété R. temporaria. 
G Région dorsale se continuant directe- 
ment avec la tête. 

7 Fin de la colonne vertébrale, point de 

flexion anguleux sur le sacrum. 

8 Anus. 

9 Abdomen volumineux; (l'individu est 

une femelle portant de nombreux 

œufs), 
io Bras, 
ii Avant-bras. 
12 à i5 Quatre doigts de la main (2 e , 3e, 



4 e et 5 e ; le I er étant atrophié). Le 
2 e doigt (12) ne présente pas de ren- 
flement à la base, ce qui montre le 
sexe femelle. 

16 Pli de l'aine. 

17 Cuisse. 

18 Genou. 

ig Jambe et mollet. 

20 Talon. 

21 Tarse. 

22 Métatarse. 

23-27 Cinq doigts à la patte postérieure, 

très allongés réunis par : 
28 Membrane natatoire. 



Remarquer que les Batraciens ont 
la peau nue, sans écailles ni autres 
productions tégumentaires. 



24 



LA GRENOUILLE 



PLANCHE II 

SQUELETTE ET MUSCLES DE LA FACE DORSALE 



i Occipital avec ses deux condyles el les 
occipitaux latéraux. 

2 Fronto-pariétaux. 

3 Trou pariétal. 

4 Frontal. 

5 Ethmoïde. 

6 Fronto-nasal. 

7 Inter-maxillaire. 

8 Rocher. 

9 Os carré. 

io Quadrato jugal. 
ii Maxillaire supérieur. 
12 Os tympanique. 
i3 Ptérygoïdien. 
i4 Cavité orbitaire. 
i5 Fosse temporale. 

16 Maxillaire inférieur. 

17 à 25 Vertèbres proprement dites, avec 

leurs apophyses (transverses, articu- 
laires et épineuses). 

26 Vertèbres terminales soudées (sacrum 

et coccyx). 

27 Os iliaque. 

28 Pubis. 

29 Ischion. 



3o Omoplate. 

3i Tête de l'humérus. 

32 Corps de l'humérus avec sa crête mé- 

diane. 

33 Os de l'avant-bras (radius et cubitus 

soudés). 

34 Os pyramidal. 

35 Semi-lunaire. 

36 Scaphoïde. 

37 Crochu. 

38 Trapézoïde et trapèze. 



Carpe 



.89 Métacarpien du pouce atrophié. 
4o à 43 Métacarpiens des 2», 3 e , 4 e 



et 



5 e doigts. 



44 Phalangres. 



Tarse. 



45 Tête du fémur. 

46 Corps incurvé du fémur. 

47 Tibia et péroné soudés. 

48 Calcanéum. 

49 Astragale. 

50 Soudure de ces deux os. 
5i Os cuboïde. 

52 Os naviculaire. 

53 Deux os cunéiformes. 

54 à 58 Métatarsiens. 

59 à 63 Premières phalanges, suivies d'une 
ou deux autres. 



Sous le volet, rabattu à droite, on 
voit le squelette de la poitrine. 

64 Sternum. 

65 Hyposternum. 

66 Os coracoïde. 

67 Omoplate. 

68 Clavicule. 

69 Episternum. 



70 Muscle dépresseur de la mâchoire. 

71 M. trapèze (cucullaris). 

72 M. sous-épineux. 

73 M. sterno-cleïdo-mastoïdien. 

74 M. angulaire de l'omoplate. 

75 M. long dorsal. 

76 M. inter-vertébraux. 

77 M. grand oblique. 

78 M. petit oblique, recouvert par le pré- 

cédent, il est échancré pour montrer: 



LA GKKNOUILLE 



2.5 



79 M. ilio-lombaire. 

80 M. sacro-coccygien. 

81 M. ilio-coccygien. 

82 M. deltoïde. 

83 M. triceps brachial (extenseur du bras). 

84 M. extenseur des doigts. 

85 M. extenseur de l'avant-bras. 



86 M. fessier, 

87 Vaste externe et vaste interne, ç Triceps 

88 Droit antérieur. \ crural. 

89 Demi-membraneux (les m. coccygiens 



et péri-anaux sont visibles au voisi- 
nage du chef iliaque de 89). 

90 Biceps crural. 

91 Demi-tendineux. 

92 Jumeaux, ou gastro-crémiens. 
g3 M. péroniers. 

94 M. tibial antérieur. 
g5 M. fléchisseur du tarse. 

96 M. tibial postérieur. 

97 Tibia. 

98 Tendon d'Achille. 

99 Tendons des muscles extenseurs. 
100 Leurs ramifications digitales. 



26 



LA GRENOUILLE 



PLANCHE III 

MUSCLES DE LA FACE VENTRALE 



"i M. sous-maxillaire. 

2 M. hyo-maxillaire. 

3 Os maxillaire inférieur. 

4 4' M. deltoïde (coupé à gauche). 

5 5' Muscles profonds de la région hyoï- 

dienne (sterno-hyoïdien et omo-hyoï- 
dien). 

6 M. sterno-radial. 

7 Portion sternale antérieure du m. pec- 

toral. 

8 Portion sternale postérieure du m. pec- 

toral. 

9 Portion abdominale du m. pectoral. 

io M. coraco-huméral (m. petit pectoral). 

1 1 M. grand droit de l'abdomen. 

12 M. grand oblique. 
i3 M. petit oblique. 

i4 M. fléchisseur de l'avant-bras (biceps). 
i5 M. extenseur (triceps). 

16 M. huméro-radial. 

17 Extenseur du carpe. 
j8 Fléchisseur du carpe. 



19 Fléchisseur des doigts. 

20 M. fessier. 

21 M. droit antérieur coupé. 

22 M. vaste interne. 

2.3 M. long-adducteur (sous le m. coutu- 
rier, supprimé). 

24 M. droit interne. 

25 M. pectine. 

26 M. grand adducteur. 

27 M. demi-tendineux. 

28 M. gastro-cnémien. 

29 Tendon d'Achille. 

20 M. extenseur de la jambe. 
3i M. tibial antérieur. 

32 M. tibial postérieur. 

33 M. extenseur du tarse. 

34 M. extenseur des doigts. 

35 Sternum. 

36 Fémur. 

3 7 Tibia. 

38 Astragale et calcanéum. 



LA GRENOUILLE 



2 7 



PLANCHE IV 

SYSTÈME NERVEUX 



1 Hémisphères cérébraux, ou proten- 
céphale. 
S, \ 2 Couches optiques ou tha lamencé- 
phales. 

3 Lobes optiques ou mésencéphale. 

4 Cervelet ou métencéphale. 

5 Bulbe ou myelencéphale. 



a, 
a. 



6 N. olfactifs. 

7 Capsules olfactives. 

8 Crâne osseux. 



9 Epiphyse ou glande pinéale. 
10 Sinus rhomboïdal. 



11 N. optiques. 

12 N. trijumeau. 

i3 Gang-lion du n. trijumeau. 

i4i Branche ophtalmique ou supérieure 

du trijumeau. 
i4^ Sa branche maxillaire supérieure. 
i4s Sa branche maxillaire inférieure. 
i5 N. facial 

16 N. vague, ou pneumo-gastrique. 

17 Son^ganglion. 



18 Anastomose du nerf vague et du 

trijumeau. 

19 Anastomose du facial et du trijumeau 

(corde du tympan). 



20 Os occipital coupé. 

21 à 29 Vertèbres coupées. 
3o Sacrum. 

3i Os iliaques. 



De la moelle partent les nerfs rachi- 
diens ou spinaux, (32 à 4o) : 

32 Premier nerf spinal, ou nerf cervical. 

33 Nerf brachial. 

34 Deuxième racine du nerf brachial. 

35 à 4o Nerfs dorsaux ou spinaux. 

38, 39, 4° Les trois dernières paires se 
réunissent pour former le nerf scia- 
tique . 

43, 43 Grand nerf sciatique. 

44 N. sciatique poplité externe. 

45 N. sciatique poplité interne. 

46 N. tibial postérieur. 

47 N. du tarse (n. plantaire). 
^_48 N.'de l'avant-bras (n. médian). 



28 



LA GRENOUILLE 



PLANCHE V 

APPAREIL CIRCULATOIRE 



Les artères de la grande circulation sont injectées de rouge. 
Les veines de la grande circulation sont injectées de bleu. 
Les artères de la petite circulation sont injectées de bleu. 



i Ventricule unique du 


cœur. 


2 Oreillette droite. 




3 — gauche. 




4 Bulbe artériel. 




5 Poumon droit. 




6 — gauche. 




7 Foie. 




8 Estomac. 




9 Intestin. 




io Rein droit. 




1 1 — gauche. 




12 Portion de l'oviducte droit. 



i3 Bifurcation des arcs aortiques. 
i4 Aorte droite. 
i5 Aorte gauche. 

16 Artère pulmonaire droite. 

17 Artère pulmonaire gauche. 

18 ig Grande artère cutanée. 



20 Artère linguale. 

21 Artère carotide. 

22 Artère occipitale. 
2.3, 24, Artère axillaire. 
2b Artère humérale. 

26 Artère de l'avant-bras. 



27 Artère intestinale. 

28 Artère hépatique. 



29 Artère stomacale. 

30 Artère mésentérique. 



3i Aorte dorsale. 

32 Artères rénales. 

33 Artère génitale. 



34, 35 Artères iliaques. 

36, 37 Artères fémorales. 

38, 3g Artères tibiales. 

4o, 4i Artère du métatarse. 

42 Capillaires de la membrane natatoire. 

43, 43 Veine cave inférieure. 

44 Veine sus hépatiques. 

45 Veine porte (7 , système porte-hépati- 

que). 

46 Veine iliaque externe. 

47 Veines sciatiques. 

48, 49 Veines iliaques communes. 
5o Confluent des veines ilio-cutanées. 
5i Veine abdominale cutanée. 
52 Veinecardiaque. 



53, 54 Système porte rénal. 
55 Veine rénale cfférente. 



56 Cœurs lymphatiques antérieurs. 

57 — — postérieurs. 



LA GRENOUILLE 



2 9 



PLANCHE VI 

VISCÈRES CHEZ LE MALE 



du cœur: 



i Renflement de la base du doigt interne 
caractérisant le mâle. 

2, 2' Peau incisée sur la ligne médiane et 

écartée. 

3, 3' Couche musculaire incisée et écar- 

tée. 

4, 4' Portion. proximale des membres, sé- 

parés des coracoïdes et des clavicules, 
que l'on a sectionnés et enlevés avec 
le sternum . 

5 Ventricule. 1 

6 Oreillette gauche. 

7 Oreillette droite. 

8 Bulbe artériel avec 

la bifurcation des 
aortes. 

9 Mâchoire inférieure. 

10 Langue. 

1 1 Mâchoire supérieure. 

12 Dents maxillaires. 
i3 Dents vomériennes. 

i4 Orifices internes des narines. 

i5 Base du crâne ; (il n'y pas de palais). 

16 Globes oculaires. 

17 Orifice des trompes d'Eustache. 

18 Entrée de l'œsophage. 

19 Glotte (sans épiglotte). 

20 Poumon droit. 

21 Poumon gauche. 

22 Œsophage (caché par le poumon gau- 

che). 

23 Estomac. 

24 Intestin. 



25 Gros intestin ou rectum. 

26 Cloaque. 

27 Vessie. 

28 \ 

29 C Les trois principaux lobes du foie. 

30 \ 

3i Vésicule biliaire (sous le foie). 

32 Canal cholédoque. 

33 Issue du canal cholédoque dans l'intes- 

tin. 

34 Pancréas. 

35 Mésentère. 

36 Point où l'intestin grêle débouche dans 

le rectum. 

37 Rate. 

38 Rein droit. 
3g Rein gauche. 

4o Uretère ou canal de Wolff (uro-géni- 

tal chez le mâle). 
4i Vésicules séminales. 

42 Région où les conduits génito-urinaires 

se jettent dans le rectum, qui devient 
alors le cloaque. 

43 Glandes surrénales. 

44 Testicule droit. 

45 — gauche. 

46 Corps -gras de réserve. 

47 Paroi du corps, tapissée par le péri- 

toine. 

48 Réunion des arcs aortiques. 

49 Aorte dorsale. 

50 Sa bifurcation en deux art. iliaques. 



3o 



LA GRENOUILLE 



PLANCHE VII 

APPAREIL GÉNITO-URINAIRE CHEZ LA FEMELLE 



i, i' Peau et tégument incisés et préparés 

comme sur la planche VI. 
2, 2' Section du maxillaire inférieur. 

3 Dents maxillaires. 

4 Dents vomériennes. 

5 Orifice interne des narines. 

6 Orifice buccal des trompes d'Eustache. 

7 Globes oculaires. 

8 Entrée de l'œsophage. 

9 Orifice glottique ramené en avant. 

10 Larynx. 

1 1 Poumon droit. 

12 — gauche. 
i3 Ventricule. 
i4 Oreillettes 
i5 Bulbe 

16 Racines des membres postérieurs, écar- 

tés après section de la symphyse pu- 
bienne, afin de montrer le cloaque. 

17 Rectum sectionné. (Le reste du tube di- 

gestif est supprimé.) 

18 Vessie. 

19 Cloaque. 



du cœur. 



20 Anus. 

21 Ovaire droit. 

22 — gauche. 

23 ) Corps gras de réserve, rattachés à la 

24 j partie supérieure des ovaires. 
25, 26 Orifices supérieurs des oviductes. 
27, 28 Portion glandulaire des oviductes 

(canaux de Miiller). 
"29 Portion membraneuse des oviductes. 
3o Orifice des oviductes dans le cloaque. 
3i Rein droit. 
32 — gauche. 
33, 33' Glandes surrénales. 

34 Uretères (canaux de Wolff). 

35 Point où ces canaux se jettent dans le 

cloaque. 

36 Aorte dorsale. 

37 Vertèbres. 

38 Plexus sciatique. 

3g Système nerveux sympathique. 

4o Ganglions du système sympathique et 

leurs rameaux de communication 

avec les nerfs dorsaux. 



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d'après nature. L'ingénieux système des feuillets superposés et des volets mobiles per- 
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planches reproduisant l'aspect même des préparations à obtenir. En se reportant aux 
planches l'étudiant reconnaîtra immédiatement, au cours de la dissection, les organes 
qu'il aura sous les yeux : il en conservera le souvenir fidèle. Ces ouvrages seront pour 
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